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Consentement éclairé

Ce document a été rédigé de manière à être compréhensible sans connaissances préalables, même s'il contient quelques termes techniques. Si vous avez des doutes, n'hésitez pas à nous contacter à tout moment : nous serons ravis de vous aider.

Si vous souhaitez en savoir plus sur les procédures et les risques, y compris leurs fondements biologiques et biochimiques, nous pouvons vous fournir un document détaillé. N'hésitez pas à nous contacter.

Le consentement éclairé revêt une importance capitale dans le domaine de la cryoconservation humaine. Les personnes qui s'engagent dans cette démarche doivent bien comprendre ce à quoi elles s'engagent, et ce à quoi elles ne s'engagent pas. Étant donné que la réanimation réussie de personnes cryoconservées dépend de progrès scientifiques considérables, aucune garantie ne peut être donnée quant à la possibilité même de réanimer les patients, ni quant à l'état dans lequel ils seraient réanimés.

Notre politique consiste à toujours cryoconserver les patients en utilisant la meilleure technique disponible, sauf en cas d'impossibilité physique, par exemple lorsqu'un corps a été perdu en mer. Nous ne pouvons pas savoir jusqu'où la technologie progressera à l'avenir ni quels dommages pourront être réparés ; c'est pourquoi nous ne prenons pas de décisions arbitraires quant à l'état des patients jugé suffisamment bon pour une réanimation future. Les patients doivent néanmoins être conscients des dommages pouvant survenir avant ou pendant la cryoconservation, et de la manière dont cela pourrait affecter une éventuelle réanimation.

À l'heure actuelle, il n'est pas possible de réchauffer et de ramener à la vie des êtres humains cryoconservés. On ignore si la technologie nécessaire verra le jour, et quand : cela pourrait prendre des décennies, des siècles, voire plus. Il est tout à fait possible que la résurrection ne soit jamais possible. Personne, y compris nous-mêmes, ne peut prédire ce que l'avenir lointain nous réservera, et nous ne pouvons pas donner de probabilités quant aux chances de résurrection, car celles-ci sont inconnues.

Comment fonctionne la procédure ?

La cryoconservation comporte plusieurs étapes, chacune nécessitant ses propres procédures, notamment chirurgicales.

  1. Prise en charge du patient après le décès légal, dès que possible après l'arrêt cardiaque.
  2. Début du refroidissement avec de l'eau glacée.
  3. Mettre en place une assistance cardiopulmonaire dès que possible, afin de réduire la durée pendant laquelle l'organisme, et surtout le cerveau, est privé d'oxygène.
  4. Prélèvement de sang et remplacement des liquides organiques par des solutions cryoprotectrices.
  5. À l'arrivée dans l'installation, le refroidissement s'effectue selon des courbes spécialement définies jusqu'à ce que la température finale de stockage soit atteinte.
  6. La conservation à long terme est assurée.

L'organisation ou l'un de ses partenaires peut adapter la procédure, voire en adopter une fondamentalement différente, s'il estime que cela permet d'augmenter les chances d'une résurrection future. Cette décision peut découler de la situation particulière du patient ou de nouveaux résultats de recherche. Le préambule du contrat de cryoconservation doit être considéré comme l'accord commun sur les raisons pour lesquelles la cryoconservation est effectuée.

Dommages potentiels avant la cryoconservation

Lésions antérieures à la cryoconservation. Des facteurs indépendants de la volonté du patient et de l’ Tomorrow.bio e peuvent endommager l’organisme avant la cryoconservation. Des lésions cérébrales peuvent résulter de maladies neurodégénératives, de cancers ou d’accidents. Les lésions subies avant la cryoconservation peuvent être irréversibles.

Lésion ischémique. La cryoconservation ne peut débuter qu’après que le décès du patient a été légalement constaté. Dans la pratique, de nombreux patients traversent une période durant laquelle leur corps n’est pas suffisamment alimenté en oxygène, ce qui endommage la plupart des organes, y compris le cerveau. Cette période peut durer quelques minutes, quelques heures, voire plus, selon les circonstances. Si ces lésions atteignent un certain degré de gravité, l’agent cryoprotecteur ne peut pas atteindre l’ensemble des tissus, ce qui se traduit par une conservation de moindre qualité. On ignore encore si ces lésions pourront être réparées à l’avenir.

Risques de dommages pendant la cryoconservation

Perfusion de cryoprotecteurs. Les cryoprotecteurs doivent être administrés au cerveau et aux autres organes à des concentrations élevées afin de limiter la formation de glace. Ce processus prend beaucoup de temps et soumet les organes, les tissus et le cerveau à un stress important : une toxicité, des lésions vasculaires dues à la pression et des dommages liés à la forte concentration en solutés peuvent tous survenir. La perfusion est néanmoins nécessaire, car les cristaux de glace endommagent considérablement la structure cellulaire. D'autres types de lésions peuvent également se produire à cette étape, et on ignore s'ils peuvent être réparés.

Congélation biochimique et biophysique. L'objectif de la perfusion est d'atteindre des concentrations suffisamment élevées pour réduire, voire éliminer, la formation de cristaux de glace. En fonction de la quantité d'eau retirée ou remplacée, certains tissus, voire tous, peuvent tout de même geler pendant le refroidissement. La combinaison d'une concentration élevée en cryoprotecteurs, d'un rétrécissement cellulaire et d'une basse température peut endommager les cellules, les tissus et les organes, y compris le cerveau. On ignore si ces lésions peuvent être réparées.

Lésion mécanique. Les tissus se déshydratent au cours de l'intervention et se rétractent à mesure que leur teneur en eau diminue. Cette rétraction peut entraîner une torsion et une déformation des tissus, endommageant ainsi les cellules, les axones, les vaisseaux sanguins et d'autres structures. Si certaines parties du corps ou du cerveau se refroidissent à des vitesses différentes, le stress thermique peut provoquer des fractures. On ignore si ces lésions peuvent être réparées.

Dommages inconnus et technique incomplète. Comme on ne sait pas encore exactement comment se forment la mémoire, la personnalité et la conscience, il est possible que la technique de préservation ne permette pas de conserver tout ce qui est nécessaire pour réanimer la personne. Des types de dommages inconnus peuvent également survenir à n’importe quelle étape.

Risques de dommages lors de la remise en marche

Les patients réanimés après une cryoconservation pourraient être confrontés à des problèmes liés à la pathologie qui a causé leur décès, au processus de mort, à la procédure de réanimation elle-même et à leur réintégration dans la société. Sur le plan physique, ces problèmes pourraient inclure une perte totale ou partielle de la mémoire, la perte de certaines compétences, ainsi que la perte partielle ou totale du corps biologique d'origine. Sur le plan émotionnel, ils pourraient inclure la solitude et le deuil liés à la perte définitive d'amis et de proches qui n'ont pas été cryoconservés, la détresse due à la perte d'un emploi ou d'un statut social, ainsi que des difficultés à s'adapter à un nouveau contexte culturel et social. D'autres problèmes pourraient survenir, et on ignore s'ils seront résolus à l'avenir.

Risques externes

Quelle que soit l'état de santé du patient, les chances de réanimation peuvent être compromises par des facteurs externes. Nous mettons tout en œuvre pour limiter ces risques, mais il se peut qu'ils échappent à notre contrôle.

Aspects économiques et institutionnels. De graves crises financières pourraient faire grimper le coût de la prise en charge des patients au-delà des moyens du fonds dédié aux soins, que ce soit en raison de la hausse du prix de certains matériaux, comme l’azote liquide, ou de l’érosion du fonds due à l’inflation. L’organisme responsable pourrait également cesser ses activités sans qu’il soit possible de transférer les patients vers un autre établissement.

Aspects juridiques. Des interdictions locales ou internationales concernant la conservation de patients cryoconservés pourraient contraindre à retirer ces patients de leurs dewars. Des proches disposant de moyens importants pourraient également tenter, et éventuellement réussir, de faire sortir un patient de la cryoconservation contre la volonté de ce dernier.

Géopolitique. Les changements géopolitiques affectant le lieu de stockage pourraient mettre les patients en danger. Les frontières pourraient être redessinées, entraînant la disparition des protections juridiques existantes, et une guerre pourrait rendre un lieu de stockage dangereux pour les patients et pour le personnel chargé de leur prise en charge.

Menaces existentielles. Les menaces existentielles pourraient anéantir les patients cryoconservés, ou toutes les personnes capables de s'occuper d'eux. Il s'agit notamment, sans s'y limiter, des astéroïdes, d'une guerre nucléaire, des catastrophes climatiques et naturelles, ainsi que des épidémies.