Un montant aussi élevé que 200 000 euros suscite deux réactions immédiates. Soit il s'agit d'une majoration sur un produit simple, soit c'est le prix normal d'un produit exotique.
Aucun des deux ne résiste à la confrontation avec la facture, qui est publiée ligne par ligne.
Voici la composition exacte de ces frais, quelle en est la part la plus importante et pourquoi ils ne baissent pas facilement.

Les frais sont répartis en deux parts, qui ne sont pas égales.
La conservation du corps entier coûte 200 000 euros pour les adhérents. Ce montant se répartit entre 80 000 euros pour l'intervention et 120 000 euros pour le stockage.
Le coût de « Brain-only » s'élève à 75 000 euros pour les membres : 60 000 euros pour l'intervention et 15 000 euros pour le stockage.
Ainsi, dans le cas d’une affection touchant l’ensemble du corps, la majeure partie des frais ne concerne pas les soins médicaux proprement dits. C’est le siècle qui suit qui en représente l’essentiel.
Les non-membres paient respectivement 230 000 et 115 000. La comparaison entre les deux options présente les deux prix dans leur intégralité.
Le déroulement de la procédure, ligne par ligne
Les 80 000 euros correspondant à l'intervention sur l'ensemble du corps se répartissent en sept postes, qui sont tous publiés sur la page consacrée aux coûts publics.
- Matériel et consommables : 8 000
- Main-d'œuvre pour la cryoprotection : 22 000
- Matériel, part fractionnée : 10 000
- Transports : 10 000
- Temps de recharge : 10 000
- Assurance qualité : 7 500
- Main-d'œuvre pour la refroidissement, le contrôle qualité et le stockage : 12 500
Le poste de dépense le plus important est celui lié à la main-d'œuvre nécessaire à la perfusion cryoprotectrice, qui consiste en une intervention chirurgicale réalisée par une équipe qualifiée dans des conditions de contrainte de temps.
Quatre des sept postes sont moins coûteux dans le cas d'un projet portant uniquement sur le cerveau : le transport, le temps de refroidissement, l'assurance qualité et la main-d'œuvre associée à ces postes. Les trois autres coûtent le même prix dans les deux cas.
Le stockage, c'est une histoire sans fin
La ligne de stockage à 120 000 euros est celle dont le prix est difficile à déterminer, car il ne s'agit pas d'acheter un service qui prend fin.
Après la vitrification, le patient est maintenu à -196 °C aussi longtemps que nécessaire. On rajoute de l’azote liquide, on surveille les dewars et on assure l’entretien des installations.
Cette somme est versée en une seule fois, dans son intégralité, au moment de la mise en conservation. Elle ne fait pas l'objet d'une facturation annuelle par la suite et n'est pas conservée par la société exploitante.
Ces fonds sont transférés à la Fondation pour les soins aux patients de Bâle, une entité distincte de la société d'exploitation, qui gère ces fonds destinés aux soins de longue durée des patients. Le fonds est investi de manière prudente et les rendements couvrent les frais de fonctionnement.
L'argent et les patients se trouvent à des endroits différents. Les fonds sont conservés à Bâle ; les patients sont hébergés aucentre « European Biostasis Foundation » à Rafz, en Suisse.
La séparation est au cœur même du concept. Un fonds de réserve détenu au sein de l’entreprise qui génère les revenus évoluerait au gré des aléas de cette dernière ; c’est pourquoi la question de savoir ce qui se passerait en cas de défaillance du prestataire trouve une réponse concrète, et non un simple haussement d’épaules, et c’est pourquoi l’organisation doit être conçue pour survivre à tous ceux qui la composent.
La mise à disposition est facturée séparément
Il y a un coût que les gens s'attendent à trouver dans ces frais, mais qui n'y figure pas.
Une équipe d’standby s doit être opérationnelle à toute heure, car la mort ne s’annonce pas à l’avance. Les équipes sont basées à Berlin et à Rafz, ainsi qu’aux États-Unis, dans la région métropolitaine de New York, en Floride et en Californie. La France, le Texas et Portland suivront prochainement. La couverture s’étend au territoire continental de l’Union européenne et au territoire continental des États-Unis.
En Europe, l'ambulance « Biostasis » est immatriculée en tant que véhicule funéraire, ce qui lui permet de franchir les frontières sans être contrôlée à chacune d'entre elles.
Cette disponibilité est financée par la cotisation, et non par la redevance de préservation. C'est pourquoi l'adhésion coûte 50 euros par mois, que l'on fasse appel ou non à votre équipe.
Cela explique également l'écart entre les adhérents et les non-adhérents. Une personne qui n'a jamais été adhérente demande au système de partir de zéro, et les frais plus élevés correspondent au coût de cette démarche.
Pourquoi ça ne s'enlève pas facilement ?
Il n'y a pas de deuxième chance dans cette procédure. Les lésions ischémiques s'accumulent dès l'arrêt cardiaque ; il faut donc agir une seule fois, rapidement et correctement, sous peine d'échouer. C'est cette contrainte qui motive la course contre la dégradation cellulaire et explique pourquoi l'ischémie est le phénomène que l'ensemble du protocole vise à devancer.
La majeure partie des coûts est fixe et ne dépend pas du nombre de patients. Une équipe qualifiée, une ambulance entièrement équipée, une salle de perfusion et un entrepôt coûtent à peu près le même prix, qu'ils prennent en charge cinquante ou cinq cents patients.
Ce qui signifie que ce chiffre diminue grâce à l'effet d'échelle plutôt qu'à une réduction des coûts. Une base d'adhérents plus importante permet de répartir les mêmes coûts fixes sur un plus grand nombre de personnes, et c'est là notre objectif déclaré.
Avertissement important : modèle de croissance simplifié. Cette visualisation illustre de manière simplifiée et intuitive les concepts d'économies d'échelle liés à l'Tomorrow.bio . Elle ne tient pas compte des complexités opérationnelles, des changements réglementaires, des évolutions technologiques, de la dynamique du marché ni des contraintes techniques détaillées. Il ne s'agit ni d'un plan d'affaires ni d'une feuille de route technique.
Le montant minimal de financement requis pour chaque option est défini dans la politique relative aux montants minimaux de financement pour la cryoconservation.
Ce que vous payez réellement de votre poche
Presque personne ne débourserait 200 000 euros à partir de son épargne, et le modèle ne part pas du principe que c'est possible.
Chaque mois, votre compte est débité du montant de la cotisation et d'une prime d'assurance. La plupart des adhérents souscrivent une assurance vie temporaire afin que le capital versé soit directement versé au prestataire.
D'autres solutions sont également envisageables, et les options sont clairement présentées. Celle que nous déconseillons est de s'en remettre à des proches, car les arrangements financés par la famille échouent de manière prévisible.
Tout cela ne rend pas ce chiffre négligeable pour autant. Il s'agit d'un engagement sérieux, qu'il convient d'évaluer à l'aune de la répartition réelle plutôt que de celle que l'on imagine.
Si le prix semble toujours constituer un obstacle, l'hypothèse selon laquelle il s'agit d'une option réservée aux personnes fortunées mérite d'être examinée.
En bref : Le prix comprend l’intervention d’un spécialiste, la cryoprotection, le transport et la conservation cryogénique à long terme. Une grande partie du financement de la cryopreservation du corps entier sert à couvrir les frais de stockage et de prise en charge du patient, plutôt que les revenus de l’entreprise.
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