Il serait tentant de commencer un article comme celui-ci par un superlatif et de passer Ă autre chose. Nous ne le ferons pas, car un superlatif que lâon ne peut pas vĂ©rifier ne vaut rien, et parce que les personnes qui lisent ces lignes sont prĂ©cisĂ©ment celles qui ne devraient pas accepter des affirmations quâelles ne peuvent pas vĂ©rifier. Voici donc la version honnĂȘte : la qualitĂ© en cryoconservation nâest pas une impression subjective, ni un simple adjectif de brochure. Câest une propriĂ©tĂ© mesurable dâune structure biologique unique, le cerveau, et elle dĂ©pend presque entiĂšrement de lâampleur des dommages subis par cette structure dans les minutes et les heures qui suivent le dĂ©cĂšs lĂ©gal.
Si vous comprenez cette phrase, vous pouvez Ă©valuer nâimporte quel prestataire dans le monde, y compris nous. Ce qui dĂ©termine la qualitĂ©, câest lâischĂ©mie, câest-Ă -dire le manque dâoxygĂšne qui survient dĂšs lâarrĂȘt cardiaque, ainsi que la rapiditĂ© et lâuniformitĂ© avec lesquelles le cryoprotecteur atteint les tissus. Tout ce qui suit nâest que la mise au point technique visant Ă optimiser ces deux paramĂštres. Câest Ă lâaune de ces critĂšres que vous devez nous juger.

Le but du jeu, c'est de réduire au maximum l'ischémie
DĂšs que le cĆur s'arrĂȘte, le compte Ă rebours commence, et il ne s'arrĂȘte pour personne. Sans oxygĂšne, le cerveau commence Ă se dĂ©tĂ©riorer, et chaque minute de retard entraĂźne une perte d'intĂ©gritĂ© structurelle qu'aucune intervention ultĂ©rieure ne pourra restaurer. C'est une course contre la dĂ©gradation cellulaire, et c'est la variable principale qui conditionne toutes les autres exigences de qualitĂ©.
Ainsi, lorsquâon demande quelle est la qualitĂ© dâune prĂ©servation, la rĂ©ponse rigoureuse ne se rĂ©sume pas Ă un argument marketing. Il sâagit dâun ensemble de chiffres : combien de temps le patient est-il restĂ© en ischĂ©mie, Ă quelles tempĂ©ratures, Ă quelle vitesse a-t-il Ă©tĂ© refroidi, dans quelle mesure le produit de prĂ©servation sâest-il rĂ©parti de maniĂšre homogĂšne ? Un prestataire vĂ©ritablement compĂ©tent en matiĂšre de prĂ©servation est celui qui parvient Ă rĂ©duire ces chiffres au minimum et qui est prĂȘt Ă les consigner par Ă©crit par la suite. Si lâon sâen tient Ă ce cadre, les arguments de diffĂ©renciation ci-dessous cessent dâĂȘtre de simples vantardises pour devenir des affirmations que lâon peut vĂ©rifier.
Standby pendant Standby que l'on gagne ou que l'on perd des minutes
La plupart des lésions irréversibles liées à la cryogénisation ne surviennent pas en salle d'opération, mais pendant le délai qui s'écoule avant l'arrivée d'un personnel qualifié. Si une équipe n'intervient auprÚs du patient que plusieurs heures aprÚs le décÚs, aucune excellence dans les soins ultérieurs ne pourra rattraper l'avance prise par l'ischémie.
Câest pourquoi nous disposons dâune capacitĂ© professionnelle standby de stabilisation disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, avec des Ă©quipes basĂ©es Ă Berlin et Ă Amsterdam, plutĂŽt que dâun seul centre Ă©loignĂ©. Le choix de deux bases europĂ©ennes obĂ©it Ă une logique gĂ©omĂ©trique : plus il y a de bases, plus elles sont proches dâun plus grand nombre de membres, ce qui se traduit par des temps de rĂ©ponse plus courts, une ischĂ©mie rĂ©duite et de meilleures chances pour la seule structure qui compte. Lorsquâun membre est en fin de vie, lâĂ©quipe peut ĂȘtre positionnĂ©e Ă lâavance, de sorte que le refroidissement et lâassistance circulatoire commencent dans les minutes qui suivent le dĂ©cĂšs lĂ©gal, plutĂŽt quâaprĂšs un long trajet en voiture. Nous dĂ©crivons la sĂ©quence complĂšte de ce qui se passe rĂ©ellement au moment oĂč vous avez besoin de nous.
Cryoprotection sur place, et non « transport puis perfusion »
Voici un argument clĂ© suffisamment concret pour ĂȘtre vĂ©rifiĂ©. Tomorrow.bio sur place, en Europe, Ă proximitĂ© du lieu du dĂ©cĂšs, une cryoprotection professionnelle de tout le corps, plutĂŽt que de transporter un corps rĂ©frigĂ©rĂ© mais non protĂ©gĂ© Ă travers un continent pour ne procĂ©der Ă la perfusion quâĂ lâarrivĂ©e.
Lâimportance de ce point dĂ©coule directement du cadre conceptuel de lâischĂ©mie. Le refroidissement permet de gagner du temps, mais il ne remplace pas Ă lui seul lâeau corporelle par un cryoprotecteur ; tant que ce remplacement nâa pas lieu, les tissus restent vulnĂ©rables Ă la formation de glace. Plus le cryoprotecteur est administrĂ© tĂŽt, et plus sa perfusion est homogĂšne, plus on se rapproche dâune vitrification propre et plus on sâĂ©loigne de la formation de cristaux nuisibles. Effectuer cette Ă©tape sur le terrain, plutĂŽt quâaprĂšs des heures ou des jours de transport, est lâun des principaux leviers dont dispose tout prestataire pour influencer la qualitĂ© finale. Câest aussi, pour ĂȘtre franc, la mĂ©thode la plus difficile et la plus coĂ»teuse, ce qui explique en partie pourquoi elle est rarement utilisĂ©e.
Un produit de protection Ă la pointe de la technologie et un stockage stable en Suisse
Une fois le patient cryoconservĂ©, la question est de savoir si le verre tiendra le coup pendant les dĂ©cennies, voire les siĂšcles, pendant lesquels il devra le rester. Nous utilisons des agents cryoprotecteurs de derniĂšre gĂ©nĂ©ration, conçus pour assurer une vitrification fiable tout en rĂ©duisant la toxicitĂ© au minimum possible compte tenu des contraintes chimiques actuelles, et nous procĂ©dons au refroidissement de maniĂšre contrĂŽlĂ©e jusquâĂ la transition vitreuse afin de limiter les fractures.
Le stockage Ă long terme nâa donc pas lieu au sein dâune start-up, mais dans European Biostasis Foundation Ă but non lucratif European Biostasis Foundation , en Suisse â cette structure qui a su convaincre les sceptiques. La sĂ©paration entre lâentreprise qui vous fait souscrire et la fondation qui conserve vos restes est dĂ©libĂ©rĂ©e. Cela signifie que lâinstitution chargĂ©e de maintenir le niveau dâazote pendant un siĂšcle est structurĂ©e pour survivre Ă lâentitĂ© commerciale, ce qui correspond exactement au genre de durabilitĂ© « ennuyeuse » que lâon souhaite pour un pari de 200 000 euros. La raison pour laquelle une implantation europĂ©enne change complĂštement la donne en matiĂšre de logistique constitue un argument Ă part entiĂšre, exposĂ© dans lâarticle intitulĂ© « Pourquoi un prestataire europĂ©en change tout ».
Nous nous efforçons de mesurer la qualité, et non pas simplement de l'affirmer
La chose la plus honnĂȘte qu'un prestataire puisse faire est de refuser d'Ă©valuer ses propres prestations Ă l'empire des sens. Pendant des dĂ©cennies, la qualitĂ© de la conservation dans ce domaine a Ă©tĂ© dĂ©crite de maniĂšre qualitative, ce qui est une façon polie de dire « de maniĂšre anecdotique ». Nous prĂ©fĂ©rerions nous appuyer sur des chiffres.
Cela implique des procĂ©dures de contrĂŽle qualitĂ© au cas par cas : documenter le dĂ©roulement chronologique, enregistrer la courbe de refroidissement, Ă©valuer lâuniformitĂ© de la perfusion tissulaire et quantifier lâexposition ischĂ©mique Ă lâaide dâun indicateur standardisĂ© (voir lâapproche S-MIX). La mesure remplit deux fonctions. Elle nous permet de comparer les cas et dâamĂ©liorer les protocoles en nous appuyant sur des donnĂ©es factuelles plutĂŽt que sur des tĂ©moignages, et elle produit un dossier concret qui accompagne le patient dans lâavenir. Un professionnel de santĂ© disposĂ© Ă mesurer la qualitĂ© admet implicitement que celle-ci varie dâun cas Ă lâautre, ce qui est effectivement le cas, et cette honnĂȘtetĂ© est en soi un gage de qualitĂ©.
La qualité en matiÚre de cryoconservation n'est pas un simple slogan. Il s'agit d'un ensemble restreint de chiffres relatifs à l'ischémie et à la perfusion, et les seuls prestataires dignes de confiance sont ceux qui s'efforcent d'obtenir de bons résultats dans ces domaines, puis les consignent par écrit.
Nous n'allons donc pas vous dire que nous sommes les meilleurs au monde et vous demander de nous croire sur parole. Nous allons vous expliquer ce qui dĂ©termine la qualitĂ©, vous montrer les mesures spĂ©cifiques que nous prenons pour exceller dans ce domaine, et nous engager Ă mesurer les rĂ©sultats. Si un concurrent atteint les vaisseaux plus rapidement, assure une perfusion plus homogĂšne et garantit une conservation plus stable, câest quâil produit de meilleures conservations, et nous devrions tous deux souhaiter que la barre soit placĂ©e plus haut. Une affirmation honnĂȘte est plus prĂ©cise et plus solide quâun superlatif : notre approche, de bout en bout, vise Ă minimiser lâischĂ©mie, et câest cela qui compte.
